Le corps sans vie d’une femme âgée de 32 ans a été découvert dans la matinée de ce lundi 13 juillet 2026 à Bishilu, dans le quartier Kalingi, en ville de Kamituga, au Sud-Kivu. Selon des sources locales, la victime, qui rentrait d’une soirée karaoké, aurait été interceptée par un groupe d’hommes et serait victime d’une agression sexuelle présumée.
La victime, célibataire et habitante du quartier Lugundu/Kalingi, a été découverte aux premières heures de la matinée par des habitants. Des femmes présentes lors de la découverte du corps affirment avoir constaté des signes laissant présumer des violences. Les circonstances exactes du décès restent, à ce stade, non élucidées ; elles devront être établies par l’enquête des autorités compétentes.
Réagissant à ce drame, l’Association des femmes journalistes engagées pour la paix (AFJEP), par la voix de sa coordonnatrice Immaculée Chakupewa, tire la sonnette d’alarme et condamne ce nouveau cas présumé de violence faite à une femme. Elle exhorte les autorités à garantir davantage la sécurité des femmes et des filles à Kamituga, à diligenter une enquête sérieuse afin d’identifier les présumés auteurs et à les traduire devant la justice, conformément aux lois en vigueur.
La société civile locale abonde dans le même sens. Elle appelle au renforcement des mesures de sécurité dans les différents quartiers de la ville, où les femmes demeurent particulièrement exposées aux violences et aux agressions.
Ce drame survient dans un climat sécuritaire déjà fortement dégradé à Kamituga et dans l’ensemble du territoire de Mwenga. Pourtant quadrillée par plusieurs forces de défense et de sécurité FARDC, Police nationale congolaise et groupes d’autodéfense Wazalendo, la cité minière est régulièrement le théâtre de vols à main armée et d’assassinats nocturnes dénoncés par les organisations citoyennes locales. Depuis le début de l’année, des exactions attribuées à certains hommes armés et des affrontements signalés dans plusieurs localités du territoire entretiennent un climat de peur au sein de la population.
Pour les organisations citoyennes, la lutte contre les violences basées sur le genre exige une implication permanente des autorités, des services de sécurité et de l’ensemble de la communauté. Plusieurs acteurs sociaux de Kamituga plaident pour la dénonciation systématique des cas et pour la mise en place d’un programme holistique de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre.
Loraine Furaha MCL Mwenga